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Installation d’un potager sur buttes

Comme expliqué dans le précédent article, nous avons débuté la mise en place d'un potager à partir de copeaux de bois.

Construction des buttes

préparation du solLa face sud du chalet bénéficie d'un micro-climat favorable grâce à une exposition précoce au rayons du soleil en février, et par la présence d'un talus et d'un bûcher limitant l'exposition au vent. La végétation et les adventices y croissent avec 2 à 3 semaines d'avance. Le sol par contre est très pauvre, constitué par endroits de moins d'un centimètre de terre sur du remblai pierreux. Une première étape consiste à délimiter l'emprise au sol des buttes, en découpant superficiellement l'herbe en périphérie sur deux largeurs de houe. Nous avons utilisé une houe de cantonnier, qui permet de désherber en superficie avec la partie houe, puis d'utiliser la partie pioche pour décompacter le sol là où il y a suffisamment de terre, mais sans la retourner (à la manière des dents de la grelinette). L'intérêt de ce travail est de favoriser un bon contact entre sol et copeaux, et éviter la formation d'une croûte de terre défavorable à l'activité de la macrofaune. Les copeaux sont ensuite déchargés à la brouette, étalés à l'aide d'un râteau à foin, arrosés puis compactés à la dameuse (fabriquée à partir de chutes de menuiserie et d'un pied de table).

 

Mise en culture et premières observations

Nous devrions pouvoir constituer  5 à 6 buttes de 1,50mx4m. Elles sont orientées selon un axe est-ouest afin d'avoir une longueur  exposée au sud et l'autre au nord, ce qui nous permet de placer les légumes en fonction de leur besoin en lumière et chaleur. Nous n'avons pas encore d'expérience en ce qui concerne le choix des emplacements, les bonnes pratiques d'association et de rotation.

 

Premiers constats

  • le repiquage y est particulièrement aisé. Avec un plantoir, il suffit d'écarter les copeaux qui se tiennent suffisamment pour ne pas retomber instantanément dans le trou formé. On y place le plant et on repousse les copeaux sans insister plus. Tous nos plants et plantules de chicorée ont été repiqués à racine nue, et pour beaucoup au stade 1 vraie feuille. Malgré le temps chaud lors de l'opération, nous n'avons pas observé d'affaissement comme c'est souvent le cas avec ce type de repiquage, ni de perte pour le moment.
  • les semis directs sont possibles! Nous nous sommes demandés comment semer sur des copeaux? Cela nous semblait impossible, notamment pour les petites graines, car nous pensions qu'elles iraient se perdre en profondeur entre les copeaux. Un premier essai a été effectué avec des graines d'arroche semées à la volée sur la face nord d'une butte. Elles ont tout de même été recouvertes d'une très fine couche de 2-3mm de compost de toilettes sèches mûr de 4 ans, ceci afin d'éviter que toutes les graines finissent en bas de la butte à la première averse et le pillage par les oiseaux. Les premières graines ont commencé à germer 4 jours après le semis. Nous nous sommes demandés si le plantule poussait dans le compost de surface ou dans les copeaux.
    Voici l'état du réseau racinaire une semaine et demi après semis. On constate qu'il se développe bien et que racines et copeaux sont très liées (les copeaux restent collés aux racines lorsqu'on retire le plantule). Une deuxième expérience a été faite avec des graines de cresson alénois périmées semées à la volée sur le haut d'une butte et non recouvertes de compost. Nous commençons à observer les premières levées...

 

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